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Les plus grands présidents de L'OM.

Marcel Leclerc (1965-72)

Quand Marcel Leclerc débarque à Marseille en 65, le club se morfond en D2 et vient de disputer un match tristement célèbre face à Forbach devant moins de 500 spectateurs. Leclerc, lui, a le vent en poupe. Dans les années 50, il a créé le premier hebdo français entièrement consacré à la télé « télé magazine », et va, entre bonhomie et intransigeante, gant de velours et main de fer, relancer l’OM. Ses titres : La remontée en D1 en 71et un formidable doublé en 72. Ses coups d’éclats ? Un plongeon dans le vieux-port après sa première coupe de France, des séances d’entraînement qu’il dirigeait lui-même en short et en crampon ( !), le remerciement de son entraîneur, Lucien Leduc, alors que l’OM avait 7 points d’avance sur le deuxième du classement sont parmi les plus marquants de cet homme tout en couleurs et en contrastes.

C’est encore lui qui arracha Carnus et Bosquier au Saint-Etienne  de Roger Rocher. Pourtant, en 72, après l’historique doublé, son règne va s’achever brutalement. Accusé de malversation, il est contraint de démissionner. Son legs, c’est 7 ans de passion et le retour du club au sommet du foot français. Et ça, les supporters ne l’ont jamais oublié. 

 

Bernard Tapie (1986-94)

Tapie à l’OM, l’histoire a commencé à…Paris, en 85, au cours d’un dîner à l’ambassade d’URSS. Question de Mme Charles Roux Defferre, l’épouse du maire de Marseille, à celui qui n’était pas encore B.T. aux yeux des Français : « Cela ne vous tenterait-il pas de prendre en charge les destinées de l’OM ?» Il n’en faut pas plus pour enclencher le processus qui conduira, 7 ans plus tard l’OM sur le toit de l’Europe. Au printemps 86, l’homme d’affaires débarque avec armes et bagages plus Hidalgo sur la canebière, promet « du rire des rêves et des résultats » et engage les premières stars de l’ère tapiesque : Papin qu’il a « kidnappé » alors qu’il devait signer à Monaco, Förester et Giresse que personne n’aurait imaginé quitter sa gironde natale. Très vite, le boss impose sa marque. Tantôt charmeur, tantôt cinglant, il manage le club en président omnipotent -même à distance- et n’hésite pas à monter en première ligne devant ses joueurs, lorsqu’il juge que la situation le nécessite. Avec lui, les entraîneurs vont valser, les stars passer et les résultats combler les supporters. l’OM de Tapie remporte cinq titre de champion, une coupe de France, perd la finale de C1 à Bari mais se venge deux ans plus tard à Munich face au Milan de Berlusconi. Marseille est le premier club français sur le toit de l’europe. C’était juste avant qu’éclate l’affaire VA-OM qui allait faire souffler la bourrasque sur la Provence et emporter Tapie… 

(Textes tirés du magazine Planète Foot n°22.)

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