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L'histoire de l'OM
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Le titre de 1936/37 :
Marseille au pays des merveilles.
Après une saison 1935/36 mi-fugue mi-raison, l'OM doit se contenter de 6e
place du championnat. Mais,
déjà, Marlo Zatelli a démontré tous ses talents de buteur (15
buts et meilleur réalisateur du club, en ne jouant que la moitié
des rencontres). L'intersaison sera mouvementée à tous les étages.
Dans les coulisses, Henri Reynaud (Président général) et
Ernest Blanc (Président de la section football) succèdent à
Gabriel Dard (Président fondateur du club en 1899).
Alcazar, vers Lille, et Di Lorto, vers Sochaux, changent
d'horizon. Mais
I’OM peut compter sur Vasconcellos, Erevanian (dans les buts),
Ben Ouali, Gonzales, Granier, Ignace, Sas, Waggi, Rebibo, Aznar et
Dard qui complètent I’effectif. Les rencontres amicales d'avant-saison
promettent beaucoup (24 buts, quatre victoires pour une seule défaite
en Angleterre). Et
pourtant, le premier match se solde par une défaite (3-1) à
Metz. Avec, dans le viseur, la venue à Marseille du RC Paris,
auteur du second doublé de l'histoire du foot français, lors de
la seconde journée. Résultat
? L'OM torpille le champion en titre 4-1 ! Le FC Rouen, autre
grand favori de l'épreuve, subira la même correction la semaine
suivante. Bref, à
domicile, les Olympiens tirent déjà droit au but. Seul hic, le comportement hésitant des hommes d'Elsenhoffer
loin de leurs bases. Résultat
: les ciel et blanc tardent à titiller le haut du tableau.
Le réveil interviendra dès l'entame de la seconde partie
de saison. Olej
arrive en renfort fin décembre.
Et le 10 janvier, Mado Zatelli signe son grand retour aux
affaires. Eloigné
des terrains en raison d'une vilaine blessure, il plante 3 buts
face au RC Roubaix. Aznar rejoindra les troupes le dimanche
suivant. L’OM se lance dans une remontée fantastique qui le
propulse en tête du championnat.
Une défaite à Cannes (0-3) amène curieusement le doute
dans les esprits. D'autant
plus que, pour le final, c'est un match au sommet qui attend les
Olympiens. Mais un
sommet de gala. L’OM
(38 pts, 69/38 au goal-average) accueille son dauphin sochalien
(36 pts, 55/42 au goal-average).
Seule une victoire de Sochaux... 10 à 0 empêcherait les
Marseillais d'être sacrés ! Le stade de l'Huveaune est
comble. Les
Sochaliens s'offrent une victoire de prestige (1 -0).
Pour la première fois de l'histoire de la première
division, l'OM est champion. |
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Le
doublé de 1972 : Un duo du tonnerre pour un doublé
d’enfer.
Le
premier doublé de l'histoire de l’OM, c'est surtout l'avènement
du duo magique Skoblar-Magnusson.
Intenables tout au long de la saison en championnat, les deux
feu follets font des ravages sur toutes les pelouses de France.
Pendant que le génial Magnusson enchaîne des dribles venus
d'ailleurs. Josip Skoblar marque but sur but. Le yougoslave termine
meilleur buteur (30 buts) et I’OM survole le classement final,
avec 5 points d'avance sur son premier poursuivant, Nîmes.
Carnus
dans les buts, Lopez, Bosquier, Jules Zvunka, et Kula en défense, Novi,
Gress et Bonnel autour de Magnusson et Didier Couécou aux côtés
de Skoblar forment le bloc-équipe champion de France.
Du coup, c'est en favoris logiques que les Marseillais se
rendent à Paris, ce 4 juin 1972, pour disputer, face à Bastia, la
première finale de la Coupe de France du nouveau Parc des Princes.
Devant 44069 spectateurs, Josip Skoblar et Didier Couécou
offrent à I’OM le premier doublé de son histoire, sur
deux nouveaux caviars de Magnusson, virevoltant. La réduction du
score par Franceschetti, en fin de match, n'y changera rien. Mario
Zatelli, champion en 1937, peut savourer. Il est le coach du premier
doublé. |
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1983/84 :
La remontée des minots.
C’est
l'une des plus belles pages de l'histoire du club. Peut-être celle
dont les Marseillais sont les plus fiers.
Flash-back
: Nous sommes en 1979. L‘OM vise l'Europe et en a, apparemment, les
moyens. Avec Charrier, Linderoth, Piette,
Temime, Trèsor, Yictor Zvunka et Zambeli, il y a
effectivement de quoi se montrer ambitieux. Bilan : l'OM fonce en...
D2 ! La saison suivante sera l'une des plus noires du club.
En pleine crise financière, l'OM s'est attaché les services
d’Albert Batteux et transfère la plupart de ses joueurs côtés.
En avril, la liquidation judiciaire prononcée met l’effectif au
chômage. C'est à ce moment-là que Roland Gransart (fils de Maurice
Gransart défenseur olympien des années 50) accepte de reprendre en
main une équipe de jeunes purs produits de la section amateur,
ceux-là même qui avaient réalisé le doublé Coupe Gambardella
(Junior) et championnat de France (Cadets) en juin 1979 : les Minots.
L'épopée durera trois ans. Troisième en en 1981/82, Quatrième
en 1982/83, la bande de gamins décroche la timbale l’année
suivante. Renforcée par les vieux briscards, Bracci et Boubacar
(qui avait déjà gagné la coupe de France en 76 avec l’OM),
Rubio et Olarevic, les Minots terminent premiers en 1984 et
retrouvent la D1. Le vélodrome connaît une moyenne de 16000 de
spectateurs , dont deux pics à 37043, contre Lyon, et à
32081, contre Thonon ! Aujourd’hui encore, rien que le mot
« Minot » fait frémir la ville. Gloire à Anigo, Flos,
Pascal, Francini, Lévy, De Bono et les autres qui ont écrit ce
superbe scénario. Qui méritait tous les oscars. |
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Victoire
de la coupe de France 1989 : Et Papin embrassa le président.
En
route pour le deuxième doublé de son histoire,
l,’Olympique de Marseille retrouve 1’AS Monaco au Parc des
Princes pour le premier trophée de sa saison.
Jean-Pierre Papin, triple buteur du soir, malgré un penalty
raté ( !), est le grand bonhomme du match.
Des buts sous tous les angles, une entente avec Klaus Allofs
quasi parfaite, la bise à François Mitterrand, tout y passe. Ce
soir-là, JPP fait du Parc son jardin.
Et l'OM avec lui. Mais,
dans le camp d'en face, Marcel Dib effectue, lui aussi une partie de
mammouth. Avec deux
buts marqués, Marcel effectue l'un de ces matches où 1’on dépasse
la fiction. Pour le
directeur sportif de l'OM d'aujourd'hui, a-fortiori marseillais
d'origine, cette finale perdue garde un léger parfum d'inachevé.
« Bon, pendant deux ou trois jours, j’ai été extrêmement déçu. Mais j’étais conscient que j'avais vraiment réalisé une
grande finale. Je suis
parti en vacances, puisque c’était le dernier match de la saison.
De partout on me le répétait. « Oh, Marcel, quel
match tu nous a fait. Même à Marseille, on me l'a dit.
J'avais l’impression que
j'avais gagné la Coupe de France ! » Ce trophée tant mérité,
il se l'offrira deux ans plus tard, toujours avec Monaco.
Et toujours face à I’OM.
« Ce qui est marrant, c'est que,
sur ce match, je n'ai pas l'impression d'avoir été extraordinaire. Surtout par rapport à la finale de 1989.
C'est la plus belle victoire de ma carrière... avec la
remontée de I’OM en DI en 1996 ! » |
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La
finale de C1 de 91 : Bari c’est fini.
Personne
à Marseille n’a oublié San Nicola, San Nicola, le lieu du
triomphe annoncé, l’arène de la grande corrida. San Nicola qui
s’est transformé en cauchemar aussi cruel qu’inattendu.
Traumatisant. Basilou en pleurs, la fin du cycle confirmé cinq mois
plus tard dans la boue de Prague, l’OM était passé à côté de
son destin. Erreur ! San Nicola n’est pas resté longtemps le
cimetière aux éléphants. Bizarrement, Bari a peut-être même
servi de tremplin. Car au-delà de l’échec, cette finale était
surtout l’aboutissement d’une épopée, grandeur nature,
symbolisée par la qualif’ obtenue face au Milan AC en ¼ de finale.
Une chevauchée fantastique qui ouvre les yeux de certains et
décomplexe
les autres. C’était le 6 mars 1991. A San Siro, au bout de quinze
minutes de jeu, Ruud Gullit profite d’une mésentente entre Casoni
et Mozer pour battre Pascal Olmetta de près. L’OM n’a tenu
qu’un petit quart d’heure. Il devait exploser …Il a tout
dynamité. Dans le sillage d’un trio offensif plus qu’al dente,
les Olympiens vont revenir de San Siro en position de force (1-1).
Quinze jours plus tard, c’est en patron qu’ils se qualifient. Même
les ampoules du Vel’ en pètent les plombs ! Entre le 6 et le
20 Mars 1991, y’a comme un truc qui s’est passé. Une petite
escapade à Moscou plus tard (3-1 ; 2-1) et San Nicola est venu
tout cassé. Cruel, certes, mais, enrichissant. |
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Une large page est consacrée à la victoire de
Munich cliquez sur la coupe pour y accéder. |
(Textes tirés du magazine Planète
Foot n°22.)
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